Mon grand

 

Mon premier, mon amour

 

C’est avec ce petit garçon que j’ai appris a devenir maman, c’est avec lui que j’apprends et c’est forcément avec lui que j’échoue

J’ai toujours voulu un fils, je n’arrêtais pas d’en parler de mon fils théo dès mes 15 ans, j’ai tellement idéalisé cette relation, je voulais un garçon car j’avais l’impression que c’était plus facile d’avoir une relation privilégiée

 

Et a sa naissance tout a été si simple, on est rentré de la maternité que tous les 2 et pourtant on a trouvé notre équilibre si vite...

 

bébé dort

 

Et puis comme j’en ai parlé vers 18 mois, la crise du terrible two a commencé à pointer son nez chez nous... Et mon petit garçon est devenu… un démon... Il se trouve que c’est un petit garçon sensible, débordé par ses émotions (rajoute à ça la fatigue qui s’installe quotidiennement et tu obtiens le pire des cocktail) ... Notre quotidien est vite devenu un enfer au rythme de ses crises et puis de mes cris et de mes larmes… On a tout essayé sans réussir à gérer ces situations de crises, je me suis sentie si nulle, si rejetée, j’ai eu mon cœur de maman brisé je me sentais la plus nulle des mamans, en plus en pleine période de « vive la bienveillance » j’avais envie de dire, viens chez moi quand mon fils commence à hurler et me frapper on reparlera de bienveillance. Parce que la vérité c’est que de la bienveillance il n’y en avait plus, j’essayais mais mes nerfs ont été usés et je n’arrivais plus à rester calme, je n’arrivais plus à faire les choses bien, notre famille était vraiment en plein chaos (ça fait un peu gros mais c’était vraiment compliqué)

 sous mon toit

Et depuis quelques semaines je sens que ça s’arrange, il y a encore des bas, mais les crises sont plus éloignées.

Et surtout le plus important, il revient vers moi, me fait des câlins, des bisous et même des massages… Et c’est tellement agréable ces moments si doux après toutes ces crises… Parce que oui notre relation était tellement gâchée, je pensais qu’on y arriverai plus, je pensais qu’on resterait tout le temps éloignée, j’avais l’impression que tout était ruinée qu’il n’y avait plus d’espoir… J’imaginais déjà l’adolescence puissance 10000 et ça me faisait peur.

Je ne parle pas de tout ça, c’est difficile de se dire qu’on y arrive pas, qu’on est un mauvais parent, dans un monde ou la parentalité est toujours jugé, ou on parle de bienveillance en critiquant les comportements de tous les autres parents... C’est difficile aujourd’hui de dire tout fort « je ne m’en sors pas avec mon enfant » le pédiatre m’avait envoyé en pleine tronche que c’était forcément ma faute… Alors quand déjà tu te sens la plus nulle, quand déjà tu culpabilise

 J’imagine que je ne suis pas la seule, alors je trouve ça important de dire que ça peut s’arranger, qu’on est pas tout seul... 

Surement que tout ça ne disparaitrait jamais vraiment, surtout que numéro 2 à l’air d’avoir un sacré caractère,

mais enfin maintenant notre quotidien sera plus doux.

 j4

 

C’est aussi un cercle vicieux tout ça, quand ça ne va pas, je n’avais pas envie de faire d’efforts, parce que quand j’essayais de passer des moments privilégiés rien qu’avec lui ça finissait toujours mal… Et j’en avais marre de faire des efforts pour rien... Alors oui je sais je suis la maman c’est donc moi qui devait faire un effort, mais je suis aussi un être humain avec tous mes défauts donc ceux d’être hyper sensible, et rancunière, combiné a la fatigué physique, la fatigue nerveuse, la détresse, tout ça c’était trop compliqué.

C’est bien dommage d’avoir dû passer par tout ça, j’espère que ça ne se reproduira pas et surtout que je ne suis pas en train d’imaginé que tout s’arrange..

 

 

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